Jésus-Christ et son Eglise
L’Évangile
Lecture : “ car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement puis du Grec, parce qu’en lui est révélée la puissance de Dieu par la foi et pour la foi ; selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. ” (Épître aux Romains, chapitre 1, versets 16 et 17)
Le mot Évangile signifie “ Bonne Nouvelle.‟
Jésus, le Fils de Dieu, est venu apporter une bonne nouvelle au peuple d’Israël et à toutes les nations.
Mais quelle est cette bonne nouvelle ? C’est la nouvelle qu’il existe un autre royaume que celui qui règne sur cette terre. Ce royaume visible est dominé par le péché, la souffrance, l’injustice et la mort. Notre monde entier est sous la puissance du malin…
“Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. ‟ (Première épître de Jean, chapitre 5, verset 19)
Le royaume de Dieu, invisible mais bien réel pour celui qui y vit, annoncé par Jésus, a pour roi Dieu lui-même. Ici le péché et l’injustice ne dominent plus, mais au contraire la sainteté et l’amour.
Comment entrer dans ce royaume ?
Nous communiquons avec le monde dans lequel nous vivons au moyen de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat. Grâce à ces cinq sens, nous pouvons déjà commencer à comprendre qu’il existe un créateur pour cette merveilleuse nature qui nous entoure.
Mais cela ne suffit pas. Pour que nous puissions communiquer avec Dieu, il nous faut “ naître d’en-haut ‟, naître de Dieu, naître de l’Esprit de Dieu.
Alors seulement, les choses invisibles prendront pour nous toute leur réalité.
Elles deviendront pour nous tout aussi réelles que celles que nous voyons avec les yeux.
En lisant la Parole de Dieu, la Bible,nous prenons connaissance du message de Dieu pour le monde. Et l’Esprit de Dieu nous éclaire, nous permet de vivre en communion avec Dieu et avec ceux et celles qui nous entourent.
Jésus
Jésus, le choix de la non-puissance
Lecture : “ Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. ” (Épître aux Philippiens, chapitre 2, versets 5 à 7)
Le ministère de Jésus a été court, trois ans, et les historiens de l’époque n’ont pas écrit grand-chose sur lui.
Lui-même n’a rien écrit sur ce qui le concerne. Ce sont les croyants, témoins directs et indirects, qui ont raconté ce qu’ils ont vu et entendu de lui. Beaucoup l’ont suivi jusqu’au sacrifice de leur vie tant il avait marqué leur vie intérieure et extérieure.
Au cours des siècles, des témoignages sans nombre de sa puissance dans leur vie par le Saint-Esprit ont été écrits, racontés. Puissance de les libérer du péché qui les opprimait, d’apporter la paix et la joie dans leur cœur, de faire d’eux des hommes et des femmes qui n’ont plus honte de leur vie. Puissance de les libérer de leurs maladies.
Et cette puissance agit encore aujourd’hui, sur toute la terre, pour tous ceux qui le reçoivent et croient en son nom.
A qui Jésus a-t-Il été envoyé ?
Deux évangélistes nous font le récit d’un épisode éclairant sur cette question, Matthieu au chapitre 15, des versets 21 à 28 et Marc au chapitre 7, des versets 24 à 30.
Un jour que Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon, il croise la route d’une femme dont la fille est cruellement tourmentée par le démon.
Elle implore le secours de Jésus, mais il ne lui répond rien. Pourquoi ?
La réponse de Jésus est claire : “ Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. ‟
Or cette femme n’est pas juive, elle est grecque, syrophénicienne d’origine.
Jésus lui dit : “ Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits
chiens. ‟
Qu’est ce que cela veut dire ? Que la parole de salut, les miracles et les guérisons qui l’accompagnent sont réservés à Israël et à sa postérité, en tout cas pour ce qui concerne la mission de Jésus.
Cette femme pourtant repartira avec la bénédiction, et sa fille sera guérie. Que s’est-il passé pour que Jésus lui accorde la bénédiction ?
Elle a eu la foi et elle l’a manifestée en reconnaissant que le peuple élu de Dieu était le peuple d’Israël : “ Oui Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. ”
Voici donc une femme païenne qui a reçu la bénédiction réservée au peuple d’Israël.
Il est une autre femme, une samaritaine, qui, comme son peuple, prétendait servir l’Éternel tout en conservant ses coutumes païennes. Les samaritains possédaient la loi de Moïse et avaient construit un temple sur le mont Garizim.
Dans l’évangile de Jean au chapitre 4, alors qu’elle discute avec Jésus sur le lieu où il convient d’adorer Dieu, il lui répond que l’heure vient où les samaritains qui adoreront le Père(céleste) ne le feront ni à Jérusalem ni sur le mont Garizim, car Dieu est esprit, et les vrais adorateurs l’adoreront en esprit et en vérité.
Quelques décennies plus tard, le temple de Jérusalem a été détruit, les croyants ont été dispersés dans le monde entier, et ils ont expérimenté que Dieu est esprit et partout présent.
L’esprit humain s’attache parfois à des lieux, des coutumes, des rites qui le rassurent et qui l’éloignent de ce qui est important dans la relation avec Dieu et avec le prochain.
Certains croyants s’appuient également sur leur généalogie pour se rassurer et penser qu’ils ont été choisis par Dieu. Mais ici encore, ce qui est important, ce n’est pas notre appartenance à un peuple, à une nation, à une race ou à une famille. Ce qui est important, ce sont les dispositions de notre esprit.
Ainsi, dans l’évangile de Matthieu au chapitre 3 et aux versets 8 et 9,Jean-Baptiste dit aux juifs qui venaient à lui pour être baptisés : “ Produisez donc du fruit digne de la repentance et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : nous avons Abraham pour père ! car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. ‟
Il existe parfois des guerres fratricides entre descendants d’Israël et descendants d’Ismaël. Si les uns et les autres considéraient que les lieux sacrés n’ont plus d’importance et que leur généalogie n’a plus d’importance, ni leur appartenance à telle ou telle nation, puisque Dieu accorde la même grâce et le même pardon à quiconque se repent et l’adore en esprit et en vérité, à quiconque aime son prochain comme lui-même…, alors les croyances laisseraient place à la vraie foi. Et la haine disparaitrait.
Jésus est venu apporter une vraie hauteur de vue à ceux et celles qui s’accrochent à de petits privilèges matériels qui les empêchent d’aimer Dieu et leur prochain
Jésus est venu au départ pour les juifs seulement, mais la désobéissance des juifs a ouvert le salut en Jésus au monde entier. Jésus prophétise d’ailleurs la destruction du temple de Jérusalem et la prédication de la bonne nouvelle du royaume de Dieu dans le monde entier.(Evangile de Matthieu chapitre 24 versets 2 et 14). La bonne nouvelle du salut gratuit est pour tous également : descendants d’Israël, descendants d’Ismaël, païens.
A chacun de saisir ce salut individuellement, de décider pour lui-même qui il veut suivre.
Jésus est ressuscité, des centaines de témoins l’ont vu et plusieurs d’entre eux l’ont vu et lui ont consacré leur vie. Par sa résurrection des morts, il a été déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté (Épître de Paul aux Romains chapitre 1 verset 4)
Il a dit “ Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. (Évangile de Jean, chapitre 11 versets 25 et 26) ‟
S’il était seulement mort pour nous, nous pourrions douter de ses paroles. Mais il a annoncé sa résurrection et il est ressuscité.
Il a été livré pour nos offenses et est ressuscité pour notre justification. (Épître aux Romains, chapitre 4, verset 25)
Plusieurs ont fait le récit de ces évènements, qui sont consignés dans la Bible. Mais ce sont d’innombrables hommes et femmes, qui ont participé, souvent au péril de leur vie, à répandre cette bonne nouvelle dans toutes les nations.
Jésus n’est-t-il qu’un homme célèbre ?
Lénine ou Jésus ?
Mon regard s’est arrêté sur une photographie étrange aujourd’hui : une énorme tête de statue de Lénine, couchée sur le côté, avec, adossée au niveau du menton, les bras croisés, une femme.
A l’époque de ma jeunesse, les statues de Lénine, monumentales, fleurissaient sur tout le territoire de l’Union Soviétique.
Une femme a décidé de construire un musée avec les vestiges des statues déboulonnées des dictateurs du 20ème siècle, pour rappeler l’histoire de notre monde aux générations futures.
Ainsi tous ces dictateurs sont tombés, ils font partie de l’histoire ancienne.
Depuis des décennies, la dépouille mortelle de Lénine est conservée et exposée à la vénération ou à la curiosité des foules dans un mausolée, sur la place rouge, à Moscou.
Mais Jésus, lui, n’a pas laissé de dépouille mortelle sur terre. Il est monté auprès du Père et nous a envoyé le Saint-Esprit. Il ne fera jamais partie de l’histoire ancienne, mais il règne pour les siècles des siècles dans le cœur de ceux qui l’ont accepté comme Sauveur et Seigneur.
Johnny ou Jésus ?
L’un des chanteurs les plus connus en France est décédé depuis quelques années.
Il incarnait pour nous une époque prospère, jeune, fantaisiste et il a enchanté des générations pendant des décennies.
L’hommage populaire a été à la mesure du bonheur que chacun éprouvait à l’écouter. Une foule d’artistes, d’amis, entouraient ses proches. Et trois présidents de la république. Dont celui en fonction.
Un portrait géant de l’artiste, portant autour du cou un “ Christ en croix ‟, surplombait les marches de l’Église.
Mais qui était vraiment Jésus pour lui ?
Il exprimait un jour dans une interview son trouble et sa crainte face au vieillissement inéluctable et à la mort.
Un autre personnage, il y a un peu moins de 2000 ans, a reçu lui aussi un hommage populaire, de son vivant.
Lorsqu’il est entré à Jérusalem, monté sur un ânon, la foule a été saisie de joie. Lui aussi avait illuminé leurs journées par une parole d’espérance.
Mais ses paroles n’étaient pas de simples mots. Il laissait derrière lui des âmes en paix face à la mort et des corps guéris.
La foule anonyme et méprisée peut-être de ceux qui croyaient en lui n’est pas restée dans la tristesse après sa mort sur la croix.
Ceux qui aimaient Johnny à la folie sont orphelins de Johnny.
Mais ceux qui aimaient Jésus ne sont pas restés orphelins. Trois jour après sa mort, il est monté auprès du Père céleste, et il a envoyé le consolateur, l’Esprit Saint, qui est demeuré avec eux et qui demeure avec nous et nous remplit de joie.
Napoléon ou Jésus ?
Voici le témoignage de l’Empereur, du grand conquérant, Napoléon 1er, à la fin de sa vie, alors qu’il était exilé sur l’île de Sainte-Hélène :
“ Le christianisme a un avantage sur toutes les philosophies et sur toutes les religions ; les chrétiens ne se font pas d’illusions sur la nature des choses.
On ne peut leur reprocher ni la subtilité ni le charlatanisme des idéologues, qui ont cru résoudre la grande énigme des questions théologiques avec de vaines dissertations sur ces grands objets. Insensés, dont la folie ressemble à celle d’un petit enfant qui veut toucher le ciel avec sa main ou qui demande la lune pour son jouet.
Le christianisme dit avec simplicité : “ Nul homme n’a vu Dieu, si ce n’est Dieu. Dieu a révélé ce qu’il était ; sa révélation est un mystère que ni la raison ni l’esprit ne peuvent concevoir. Mais puisque Dieu a parlé, il faut y croire. ‟ Cela est d’un grand bon sens.
Le Christ parle, et désormais les générations lui appartiennent par des liens plus étroits, plus sacrés, plus impérieux que quelque union que ce soit. Il allume la flamme d’un amour qui fait mourir l’amour de soi, qui prévaut sur tout autre amour.
Aussi le plus grand miracle du Christ, sans contredit, c’est le règne de la charité. Lui seul, il est parvenu à élever le cœur des hommes jusqu’à l’invisible, jusqu’au sacrifice du temps ; lui seul, en créant cette immolation, a créé un lien entre le ciel et la terre.
Tous ceux qui croient sincèrement en Lui ressentent cet amour admirable, surnaturel, supérieur, phénomène inexplicable, impossible à la raison et aux forces de l’homme ; feu sacré donné à la terre par Christ, ce nouveau Prométhée, dont le temps, ce grand destructeur, ne peut ni user la force, ni limiter la durée.
Moi, Napoléon, c’est surtout cela que j’admire, parce que j’y ai pensé souvent, c’est ce qui me prouve absolument la divinité du Christ.
J’ai passionné des multitudes qui mouraient pour moi.
A Dieu ne plaise que je forme aucune comparaison entre l’enthousiasme des soldats et la charité chrétienne, qui sont aussi différents l’un de l’autre que l’est leur cause. Mais il fallait ma présence, l’électricité de mon regard, mon accent, une parole de moi ; alors j’allumais le feu sacré dans les cœurs…
Certes, je possède le secret de cette puissance magique qui enlève l’esprit, mais je ne saurais le communiquer à personne ; aucun de mes généraux ne l’a reçu de moi.
Je n’ai pas davantage le secret d’éterniser mon nom et mon amour dans les cœurs ou d’y opérer des prodiges sans le secours de la matière… Maintenant que je suis à Sainte-Hélène…, maintenant que je suis seul et cloué sur ce roc, qui est-ce qui bataille et conquiert des empires pour moi ?
Où sont les courtisans de mon infortune ? Qui se remue pou moi en Europe ? Qui m’est demeuré fidèle ? Où sont mes amis ?
Oui, deux ou trois fidèles, que votre fidélité immortalise, vous partagez, vous consolez mon exil.
Oui, notre existence a brillé de tout l’éclat du diadème et de la souveraineté. Mais les revers sont venus ; l’or, peu à peu, s’est effacé. La pluie du malheur et des outrages, dont on m’abreuve chaque jour, en emporte les dernières parcelles.
Nous ne sommes plus que du plomb, général Bertrand, et bientôt je serai de la terre. Telle est la destinée des grands hommes, de César et d’Alexandre, et l’on nous oublie !
Et le nom d’un conquérant, comme celui d’un empereur, n’est plus qu’un thème d’histoire de collège ! Nos exploits tombent sous la férule d’un enseignant qui nous insulte ou qui nous loue.
Encore un moment seulement : voilà mon sort et ce qui va m’arriver à moi-même… Je meurs avant le temps et mon cadavre aussi va être rendu à la terre pour y devenir la pâture des vers …
Voilà la destiné très prochaine du “ grand ‟ Napoléon …
Quel abîme entre ma misère profonde et le règne éternel du Christ prêché, aimé, adoré, vivant dans tout l’univers !
Il a donné sa vie pour nous. Est-ce là mourir ? N’est-ce pas plutôt vivre ?
Napoléon 1er
L’œuvre de JÉsus
Jésus est venu “ sauver son peuple de ses péchés. ‟ (Matthieu, chapitre 1, verset 21)
“ Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu. ‟ (Matthieu, chapitre 18, verset11)
“ Car le fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. ‟ (Luc, chapitre 9, verset 56)
“ Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. ‟ (Jean, chapitre 3, verset 17)
“ Christ est venu pour sauver les pécheurs. ‟ (Première épître à Timothée, chapitre 1, verset 15)
“ Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. ‟ (Épître aux Hébreux, chapitre 7, verset 25)
“ Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. ‟ (Actes , chapitre 4, verset 12)
Voilà quelle est l’œuvre de Jésus : sauver
- Son peuple de ses péchés
- Ce qui était perdu
- Les âmes des hommes
- Le monde
- Les pécheurs
- Ceux qui s’approchent de Dieu par Lui.
Te sauver, c’est ce que Jésus veut faire dans ta vie.
C’est le péché qui met une séparation entre toi et Dieu. Il te faut être délivré du péché et réconcilié avec Dieu. En mourant sur la croix, Jésus a payé le prix, il t’a racheté. Le prendras-tu comme Sauveur et Seigneur ?
Alors, quand tout ira mal, quand tu n’auras pas de force contre le péché, quand ton cœur sera insatisfait, que tu auras peur de la mort, de la maladie, appelle le et il te répondra. Espère en lui et il te sauvera
Jésus, le juif
Jésus a consenti à être le “ bouc émissaire ” pour chaque homme, celui qui porterait le péché des hommes et leur offrirait le privilège d’une conscience pure et d’un esprit renouvelé par le Saint-Esprit, son Esprit.
Tout au long de l’histoire, les hommes et les sociétés se sont trouvé des “ boucs émissaires ” pour recevoir la violence qui les menaçait. Mais Jésus, lui-seul, était sans péché.
A l’époque où il vivait parmi nous, les principaux religieux des Juifs, et les occupants romains, ont besoin d’un bouc émissaire, de quelqu’un qui, en mourant, apaisera la violence qui grondait entre les Juifs et les romains.
C’est Jésus qui prendra cette place.
Nous lisons dans l’évangile de Jean, au chapitre 11 et aux versets 49 et 50 :
“ L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : “ Vous n’y entendez rien, vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. ” ”
Mais à cette dimension humaine du sacrifice expiatoire s’ajoute la dimension divine.
Jésus est sans péché, il est Dieu.
Et son sacrifice expiatoire va bien au-delà de ce qui était visible sur le Mont Golgotha.
Au verset 51, il est bien précisé que la parole de Caïphe ne vient pas de son raisonnement propre.
“ Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
Enfin au verset 52, nous voyons le but ultime de Dieu : le sacrifice local de Jésus à Golgotha est transposé hors du temps et de l’espace :
Jésus meurt, “ Et ce n’était pas pour la nation seulement ; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. ”
Le but de Jésus, et celui de Dieu le Père “ en Jésus ”, est de réunir en un seul corps tous les enfants de Dieu dispersés.
Réunion en un seul corps, unité dans laquelle il n’y aura plus de violence, de rivalité, de destruction.
Deux versets sont parfaitement clairs à ce sujet :
Dans l’Épître aux Galates, au chapitre 3 et au verset 28 : “ Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. ”
Dans l’Épître aux Colossiens, au chapitre 3 et au verset 11.
La foi
Vivre par la foi
Lecture : “ Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. ” (Épître aux Hébreux, chapitre 11, verset 1)
“ Nous donc aussi,… courons,… ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection. ” (Épître aux Hébreux, chapitre 12, versets 1 et 2)
Lorsque l’on cherche Dieu, lorsque l’on veut vivre de sa vie, on est souvent submergé par le sentiment de notre impuissance à y arriver.
Et bien tant mieux, parce qu’il est nécessaire que nous comprenions que tout nous vient de Dieu par la foi.
Le salut, la victoire sur notre péché, les victoires sur nos difficultés, tout nous vient de Dieu, parce que nous avons foi en lui. Nous devons nous abandonner à Lui, dans la confiance qu’il est capable de nous sortir de toute difficulté, de toute faiblesse, selon sa volonté qui est toujours la meilleure pour nous.
Ayons foi en Dieu.
Conviction ou foi ?
Lecture : “ Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. (Évangile de Matthieu, chapitre 28, verset 20)
Lorsque nous avons rencontré Dieu, nous avons senti sa présence, il nous a bénis, et peut-être même guéris dans notre corps et notre âme.
C’était merveilleux, et nous avions une grande crainte de commettre une faute, un péché, de peur de perdre notre communion avec Lui.
Un peu comme le petit enfant, qui n’a d’yeux et d’amour que pour ses parents qui l’aiment.
Si nous marchons selon l’Esprit et si nous obéissons aux commandements de Jésus, qui sont clairement exprimés dans sa parole, nous savons que Dieu reste avec nous.
Mais il est dangereux de demander à Dieu de nous donner des “ signes ”, des “ visions ”, des directions miraculeuses à tout bout de champ.
Il est le maitre, il nous donne ce qui est nécessaire au bon moment.
C’est lorsque nous obéissons aux commandements de Jésus, lorsque notre intelligence est renouvelée par la Parole de Dieu et par son Esprit, que nous pouvons véritablement marcher par la foi.
La foi ou les œuvres ?
Lecture : “ Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions. ” (Epitre aux Ephésiens, chapitre 2, versets 8 à 10)
Nous avons ici une réponse claire à la question que nous nous posons.
Dieu ne veut pas que nous soyons sauvés par nos œuvres.
Notre cœur est tellement tortueux que nous trouverions le moyen de nous glorifier de nos œuvres. Et nous laisserions sur le côté ceux qui ne sont pas au même niveau que nous.
Mais la foi, d’où vient-elle ? Est-ce que nous sommes plus excellents que les autres parce que nous avons la foi ?
Pas du tout. Avoir la foi est à la portée de tous, car “ la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la parole de Christ. ” (Épître aux Romains, chapitre 10, verset 17)
Que faire donc pour avoir la foi ? Lire la parole de Christ, dans la Bible, le Nouveau Testament surtout, la méditer, ouvrir notre cœur à la bonté de Dieu. Ecouter prêcher cette parole dans l’assemblée des chrétiens.
Est-ce que cela suffit pour être sauvé ?
Il faut encore autre chose : Maintenant que nous connaissons la parole de Christ, il ne nous reste plus qu’à lui obéir ! Car si quelqu’un aime Christ, il obéira à ses commandements.
Dieu a fait de nous une nouvelle création, nous sommes son ouvrage, et il a préparé les bonnes œuvres que nous avons à pratiquer.
Comment reconnaitra-t-on que quelqu’un a la foi qui le sauve ? Parce qu’il pratique les œuvres de Dieu. Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres mais par la foi. Et la foi véritable produit de bonnes oeuves.
L’apôtre Jacques écrit : “ Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Cette foi peut- elle le sauver ? Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. ” (Épître de Jacques, chapitre 2, versets 14 et 17)
La foi vivante est agissante par la charité, l’amour, et la foi sans les œuvres est inutile.
Le pardon des péchés
Lectures : ‟ Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu’on te craigne. ” (Psaume 130, verset 4)
‟ Si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. (Marc, chapitre 11, verset 25)
Personne ne veut pardonner, personne ne peut pardonner.
La majorité des drames, des meurtres, des conflits, des guerres, des querelles, des divorces … tient au fait des péchés, des dettes, que les humains ne veulent et ne peuvent pas pardonner.
On ne veut pas pardonner, parce que le sentiment de vengeance est semblable à de la convoitise, qui est un sentiment irrésistible.
De plus, il y a en tout homme qui a été lésé dans ses droits, blessé dans sa sensibilité, endommagé dans son intégrité, un désir de justice, de réparation, de justification.
Ensuite, on ne peut pardonner, car l’homme naturel ne maîtrise pas sa chair à cause du péché, et même s’il le voulait, il ne le peut pas.
‟ Nous savons en effet que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. ”
(Épître aux Romains, chapitre 7, versets 14 et 15)
Voici donc la solution : ‟ La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. ” (Épître aux Romains, chapitre 8, verset 2)
Savoir demander pardon.
Dans les tribunaux, les victimes attendent toujours réparation par un jugement juste, équitable, et peut-être plus encore par les excuses des coupables quand ils reconnaissent leurs torts et demandent pardon.
Ne dit-on pas : ‟ Faute avouée est à moitié pardonnée ” ?
Mais le pécheur n’est pas toujours conscient de la gravité de son péché, et avant de le reconnaître (quand il le reconnaît !), il faut bien du temps parfois et de pénibles circonstances.
La croix de Jésus est le lieu où tout homme pécheur est appelé à venir pour réaliser la grandeur de son péché et pour demander et recevoir le pardon de Dieu.
Le rôle de la confession et du pardon.
Nous lisons dans la Bible l’histoire de Joseph, fils de Jacob, qui a été vendu par ses frères à des étrangers. Tant que Jacob vit, les frères de Joseph, quoique coupables, jouissent d’une certaine immunité. Mais dès que Jacob est dans la tombe, leur péché resurgit. Et si Joseph décidait de se venger ?
Et c’est là que l’on découvre le caractère sublime de Joseph, qui est un ‟ type ”de Jésus-Christ, et qui révèle les sentiments profonds du Père céleste à notre égard.
En entendant la confession de ses frères, coupables mais repentants, Joseph pleure. Mais ce ne sont pas des larmes amères. Il est saisi d’émotion, et c’est lui-même qui console ses frères.
C’est l’inverse de ce qui aurait dû se produire. C’est l’offensé qui console l’offenseur.
Je crois que Dieu pleure d’émotion lorsqu’un pécheur demande pardon. Et je crois que Dieu le console, comme l’a fait Joseph à l’égard de ses frères.
‟ Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. ” (Luc, chapitre 15, verset 10)
Il y a chez Dieu beaucoup d’émotion et de pleurs, comme ce fut certainement le cas pour le père du fils prodigue, lorsque ce dernier revint à la maison repentant.
Dieu pleure d’émotion sur celui qui se repent, qui cherche le pardon, mais il pleure de chagrin et de tristesse sur celui qui endurcit son cœur.
Un jour, Jésus a pleuré sur Jérusalem, qui ne voulait pas se repentir.
Qu’est-ce-que Dieu attend de nous ?
Attend-t-il de nous des sacrifices ?
Non. Ce qui lui est agréable, c’est un esprit brisé et un cœur contrit.
‟ Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. ” (Psaume 51, verset 19)
(G D)
Repentance et vie nouvelle
Les dimensions de l’Être humain
L’être humain comprend trois parties, qui font un être unique : un corps, une âme, un esprit.
Le corps, pour continuer à vivre, a besoin d’être entretenu. Il lui est nécessaire de respirer, de boire, de manger, de dormir.
Pour que la race humaine ne disparaisse pas, il est nécessaire que le corps se reproduise, par le moyen de la sexualité.
L’âme, qu’est-elle ? Elle est immatérielle. On ne peut ni la voir, ni la toucher.
Elle est le siège de l’intelligence, de la volonté et des sentiments. Et elle aussi a des besoins à satisfaire pour vivre et s’épanouir.
Chacun, chacune, a besoin d’avoir une vie affective, d’aimer et d’être aimé, mais a besoin aussi d’exprimer son identité par l’exercice d’un métier, d’un art, d’une vocation.
Chacun, chacune a besoin de pouvoir exercer sa volonté et sa liberté de choix.
L’âme permet de communiquer avec les autres.
L’esprit, c’est la partie la plus intérieure de l’être humain, la plus personnelle aussi, le
“ cœur ‟ de la personne. C’est lui qui nous pousse à rechercher la sainteté, à fuir le péché, à chercher la communion avec Dieu, à soupirer après la vie éternelle.
Ces trois parties de l’être humain sont très importantes, et aucune ne doit être négligée.
Il est important de veiller sur le corps et de tout faire pour le maintenir en bonne santé, par une alimentation saine et variée, un sommeil suffisant.
Autant que cela dépend de nous, efforçons-nous de choisir une profession qui nous convienne, un conjoint qui nous convienne.
Mais par-dessus tout cela, il est fondamental que nous ayons une relation avec notre créateur, par sa Parole, par la prière, la communion avec Dieu et son Esprit .
Quel intérêt de vivre si nous semons le mal autour de nous et si notre vie ne nous laisse que regrets et amertume ?
Quel intérêt si tout s’arrête au cercueil ?
Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est la relation qu’elle a avec Dieu et avec son prochain. C’est la présence du Saint-Esprit dans cette vie, dans ce cœur.
L’Église, corps de Christ
D’après l’Épitre de l’apôtre Paul aux Éphésiens
Les trois premiers chapitres de l’Épitre aux Éphésiens nous révèlent d’une façon lumineuse et glorieuse quels sont les liens que Dieu a avec nous, les croyants, membres de son corps, autrement dit : l’Église.
Paul met en évidence la position du croyant dans la grâce de Dieu.
-Il convient d’abord d’identifier Celui qui aime les hommes au point d’avoir donné son fils unique pour les racheter : Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. (Épitre aux Éphésiens, chapitre 1, verset 3)
-Identifions les actions de Dieu à l’égard des croyants : il s’agit de bénédictions spirituelles.
-Identifions le domaine dans lequel Dieu agit : les “ lieux célestes ”, littéralement les “ Célestes ”. Ces lieux célestes ou ces “ Célestes ”, sont-ils un endroit précis de l’univers, que l’on pourrait localiser et où Dieu règnerait ? Non, bien sûr.
Les expressions : “ les Célestes ”, “ Les lieux célestes ”, “ les choses célestes ”, se rapportent à ce qui est céleste, distinct de ce qui est terrestre.
Ces expressions représentent le domaine de l’expérience spirituelle du chrétien identifié à Christ dans sa nature.
Le croyant est à la fois “ homme du ciel ” et “ étranger et voyageur sur la terre ”. (Cf. note n° 3. Épitre aux Éphésiens, chapitre 1, de la Bible Nouvelle Edition de Genève 1979. Avec commentaires de Scofield)
-Identifions Celui en qui ces bénédictions sont possibles : Christ. Il est le chef de l’Église qui est son corps.
-Identifions les bénéficiaires de ces bénédictions spirituelles : les croyants, l’Église, “ Nous qui d’avance avons espéré en Christ ”.
1 Ces choses étant posées, nous pouvons prendre connaissance des bénédictions spirituelles dont Dieu nous a bénis dans les lieux célestes :
Premier chapitre de l’Épitre aux Éphésiens :
En Christ Dieu nous a :
-élus avant la fondation du monde
-pour que nous soyons saints et irréprochables devant Lui. Verset 4.
-prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ. Verset 5.
-en lui nous avons la rédemption par son sang.
-le pardon des péchés.
Selon la richesse de sa grâce. Verset 7
-que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence. Verset 8.
-Il nous a fait connaitre le mystère de sa volonté.. Verset 9
-de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Verset 10.
-En Lui nous sommes aussi devenus héritiers , prédestinés. Verset 11.
-afin que nous servions à célébrer sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. Verset 12.
-En Lui, après avoir entendu la parole de vérité, l’Évangile de notre salut, en Lui nous avons cru et nous avons été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis. Verset 13.
-…le Saint-Esprit qui avait été promis, gage de notre héritage, pour notre rédemption. Verset 14.
-… il illumine les yeux de notre cœur, pour que nous sachions quelles est l’espérance qui s’attache à son appel.
-quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints. Verset 18.
-pour que nous sachions quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie grandeur de sa puissance. Verset 19.
-(sa puissance) il l’a déployée en Christ,
-en le ressuscitant des morts,
-en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Verset 20
-Il a tout mis sous ses pieds (à Christ)
-Il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. Verset 22.
Deuxième chapitre de l’Epitre aux Ephésiens
-…, nous qui étions morts par nos offenses, (Dieu) nous a rendus vivants avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés).
-il nous a ressuscités ensemble
-et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. Verset 5.
-c’est par la grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi.
-cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu. Verset 8.
-ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Verset 9.
-car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. Verset 10.
-autrefois sans espérance et sans Dieu dans le monde, nous avons été rapprochés par le sang de Christ. Versets 12 et 13.
-car il est notre paix, lui qui des deux (Juif et Païen) n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti la loi (des ordonnances dans ses prescriptions). Verset 14.
-Il (Christ) a voulu créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Verset 15.
-Il est venu annoncer la paix à ceux qui étaient loin (les Païens) et à ceux qui étaient près (les Juifs). Verset 17.
Car par lui les uns et les autres nous avons accès auprès du Père, dans un même Esprit. Verset 18.
-ainsi (les Païens) ne sont plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais ils sont concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Verset 19
-édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. Verset 20.
-en lui (Jésus) tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. Verset 21.
- en lui vous (Païens) êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. Verset 22.
Troisième chapitre de l’Épitre aux Éphésiens
-le mystère de Christ …Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ . Versets 4 et 5.
-Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Evangile. Verset 6
-en lui nous avons, par la foi en lui (Christ), la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. Verset 12.
-qu’il vous donne (le Père), selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, Verset 16.
-en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi. Verset 17.
-Étant enracinés et fondés dans l’amour, que vous puissiez comprendre avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Versets 17, 18, 19.
-Il peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons. Verset 20.
2- Quels sont les buts et les conséquences de toutes ces bénédictions que Dieu répand sur nous abondamment ?
Il est intéressant de mettre en évidence les buts et les conséquences, pour Dieu, pour nous, pour l’univers, de ces bénédictions dont Dieu nous a bénis dans les lieux célestes.
Premier chapitre de l’Épitre aux Éphésiens
-pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé (Christ). Verset 6.
-pour réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Verset 10.
-afin que nous servions à célébrer sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. Verset 12.
-pour célébrer sa gloire. Verset 14.
-pour montrer envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Verset 19.
-Il a tout mis sous ses pieds (à Christ) et l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. Versets 22 et 23.
Deuxième chapitre de l’Epitre aux Ephésiens
-afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Verset 7.
Troisième chapitre de l’Epitre aux Ephésiens
-annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ. Verset 8.
-mettre en lumière le moyen de faire connaître le mystère caché de toute éternité en Dieu. Verset 9.
-afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Église la sagesse infiniment variée de Dieu. Verset 10.
-à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! Verset 20.
3- Les bases de la formation de l’Église
Dans le chapitre 4 de l’Épitre aux Éphésiens, nous avons maintenant des renseignements précieux concernant la formation de l’Église et son organisation divine sur notre terre .
C’est Christ qui qualifie les croyants pour participer à l’édification de son corps.
Ainsi nous apprenons que :
-à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. Verset 7.
-Christ a donné :
Les uns comme apôtres
Les autres comme prophètes
Les autres comme évangélistes
Les autres comme pasteurs et docteurs
Pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ. Verset 11.
Nous apprenons, dans le livre des actes des apôtres, sur quelles bases se forme l’Église.
L’Église, corps de Christ , est formée de tous les croyants qui ont l’Esprit de Christ, qui marchent en nouveauté de vie. (Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas : Epitre aux Romains chapitre 8, verset 9), et qui se retrouvent ensemble pour célébrer Dieu et apprendre à le connaître, à lui obéir, dans des églises locales .
Les apôtres sont envoyés par Dieu (apôtre signifie “ envoyé ”) avec le message de la bonne nouvelle (l’Évangile) du salut en Jésus-Christ ainsi que la puissance du Saint-Esprit.
Le signe distinctif du baptême du Saint-Esprit, le parler en langues, est mentionné à Jérusalem (Actes des apôtres, chapitre 2), à Samarie (Actes, chapitre 8), chez Corneille (Actes, chapitre 10), et enfin à Éphèse (Actes, chapitre 19).
Ainsi s’accomplit la volonté de Dieu de faire participer au salut en Christ non seulement les croyants du milieu des juifs, mais également ceux de tout le pays d’Israël, ceux de Samarie et ceux qui viennent d’entre les païens, jusqu’aux extrémités de la terre.
Les paroles de Jésus-Christ sont prêchées (l’Évangile), le Saint-Esprit est à l’œuvre, et Dieu confirme sa parole par les signes et les prodiges qui l’accompagnent (Évangile de Marc, chapitre 16, Verset 20)
Les ministères donnés à l’Église selon la mesure du don de Christ : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs-docteurs, ainsi que les dons spirituels permettent l’établissement d’églises locales, surveillées par des anciens, dont certains peuvent avoir un ministère (Actes, chapitre 13, verset 1)
Les anciens, avec ou sans ministère, veillent à ce que l’enseignement soit conforme à celui que les apôtres ont donné dès le début de l’Église primitive, conforme à la saine doctrine.
Ils veillent aussi sur eux-mêmes et sur tous les croyants, pour les inciter à avoir une vie sainte.
Ceux qui acceptent la parole de Dieu sont baptisés, et ils deviennent des disciples de Jésus-Christ.
Ils persévèrent, dans les églises locales, dans :
-l’enseignement des apôtres
-la communion fraternelle
-la fraction du pain (la sainte cène)
-les prières.
(Actes, chapitre 2, verset 42)
L’enseignement des apôtres s’est fait oralement pendant 20 à 30 ans, après la mort et la résurrection de Jésus.
Les paroles, les enseignements de Jésus ont été apportés en paroles aux croyants, avec précision, par les témoins oculaires qui vivaient avec Jésus tout au long de son ministère, et ceci de façon répétitive.
Ces enseignements de Jésus ont ensuite été mis par écrit, vers les années 70 de notre ère, en particulier dans les Évangiles.
Les quatre Évangiles nous rapportent avec précision les paroles, la vie de Jésus et ses actes.
La chronologie des évènements rapportés peut varier selon les auteurs, qui se sont attachés à rapporter surtout fidèlement les paroles et les actes de Jésus.
Les épîtres de Paul quant à elles ont été écrites au cours des années 50 à 60 de notre ère.
C’est par révélation que Paul a reçu connaissance du mystère de la position du croyant dans la grâce de Dieu (Épitre aux Éphésiens, chapitre 3, verset 3).
Néanmoins, malgré ces révélations extraordinaires, il rencontre l’apôtre Pierre trois ans après le début de son ministère. L’accord est total entre les deux serviteurs de Dieu.
L’apôtre Pierre a suivi Jésus tout au long de son ministère et il défendra Paul contre ceux qui le critiquent.(Deuxième épître de Pierre, chapitre 3, versets 15 et 16)
Quatorze ans plus tard, alors qu’il a fait de grands voyages missionnaires en terre païenne, Paul monte à Jérusalem pour rencontrer ceux qui sont les plus considérés parmi les apôtres, pour ne pas courir ou avoir couru en vain. (Épître aux Galates, chapitre 2, versets 1 à 10)
Paul acceptait donc le contrôle des plus anciens de Jérusalem, de ceux qui avaient reçu directement le message de Jésus de la part des témoins oculaires qui l’avaient suivi tout au long de son ministère.
Tous les auteurs des Evangiles, des Épitres, se sont attachés à rapporter fidèlement les faits tels qu’ils se sont passés et les paroles telles qu’elles ont été dites.