La bienfaisance de Jésus

" Il allait de lieu en lieu faisant du bien " Actes, chapitre 8, verset 38

Il suffit à saint Pierre de ces quelques mots pour représenter Jésus au centenier Corneille et à sa maison. D’un trait il dépeint ce que fut la vie du Seigneur et caractérise la nature de ses rapports avec les hommes.

Il allait de lieu en lieu faisant du bien, cette seule parole en dit plus que bien des discours ; elle nous montre Christ vivant et agissant.

Et n’est-il pas vrai que nous voudrions tous qu’on puisse un jour répéter sur notre tombeau, ne fut-ce que tout bas : Il allait de lieu en lieu faisant du bien ?

Nous aussi, nous vivons au milieu des hommes. Nous avons des parents, des enfants, des frères, des amis, des voisins ; la vie, les affaires, les voyages, la société nous mettent nécessairement en rapport avec une foule de personnes différentes.

Et toujours, où que nous allions, soit que notre position nous appelle à servir où à commander, dans le repos ou comme dans le travail, nous sommes appelés à faire du bien aux hommes.

Nous le pouvons, soit que nous leur donnions soit que nous recevions d’eux, qu’ils soient dans la joie ou dans la douleur.

Cependant on entend continuellement cette plainte : " je ne puis m’entendre avec les autres ; je ne sais que faire pour eux. "

Que de tiraillements, d’amertume, de froideur dans les familles, entre les maîtres et les serviteurs et de voisin à voisin !

Tous ceux qui ont à cœur de faire le bien sentent douloureusement la difficulté d’être toujours dans de bons rapports avec leurs semblables.

On peut faire tant de bien ou tant de mal suivant la manière dont on s’y prend.

Une parole, un regard, une larme, un serrement de main, un petit acte de charité ont parfois une puissance qui s’étend bien loin dans l’avenir, tandis qu’on peut faire un vrai ravage par une négligence, une dureté, une parole amère.

Que de fois en rentrant d’une soirée ou de nos affaires ne sommes-nous pas tourmentés par la pensée qu’au lieu d’avoir été utile nous avons fait du mal, et que nous avons blessé un cœur au lieu de le réjouir !

Nous avons manqué tantôt de sympathie et de charité, tantôt de sagesse et d’une fermeté nécessaire ; peut-être de toutes ces choses à la fois.

Aussi en disant que Jésus allait de lieu en lieu faisant du bien, ne faisant que du bien toujours, partout, à tous, même alors qu’il humiliait et adressait des reproches, on a indiqué l’idéal le plus élevé auquel l’homme puisse tendre.

C’est pourquoi aussi Jésus seul est notre vrai modèle dans les rapports que nous soutenons avec nos semblables, car en lui seul l’amour de Dieu a été parfait.

Où qu’il arrive dans le cours de ses pérégrinations, dans la Phénicie païenne comme dans l’orthodoxe Judée, sur les rives riantes du lac de Génésareth ou dans le désert, au milieu d’une noce joyeuse comme au bord d’une tombe, parmi des rabbins disputeurs et de jeunes enfants, avec des pécheurs et des adultères ou dans la société de ses disciples, lorsqu’il est entouré de soldats romains ou d’infirmes et de lépreux, quand un peuple l’acclame ou que des ennemis lui tendent des pièges : toujours et partout faire du bien, ne faire que du bien, est l’unique pensée de sa vie.

Au milieu d’hommes de toutes conditions, de toutes races, animés des sentiments les plus divers, nous le voyons toujours le même.

Sa charité est inépuisable, elle ne se lasse ni quand on le prive du sommeil de ses nuits, ni quand on l’empêche de prendre sa nourriture.

Jamais rien ne fut plus propre à fatiguer, à épuiser les forces d’un homme que les pérégrinations constantes de Jésus au milieu de populations excitées au plus haut degré par sa présence.

Mais toujours c’est la charité qui anime ses pensées, ses paroles, ses actions ; et toujours il rencontre juste, parce que sa charité est inséparable de sa sagesse et de sa sainteté.

Et qu’en est-il de nous ?

Notre vie est-elle aussi un bienfait continu ?

Il devrait en être ainsi. Nos positions dans la vie sont à la vérité bien diverses, quelques-uns sont conduits par des sentiers cachés, aucun de nous n’a la puissance de faire des miracles et beaucoup n’ont pas même d’argent à donner.

Et cependant si le plus faible, le plus pauvre était animé d’une charité expansive, d’un vrai désir de faire du bien, il est impossible qu’il n’en fit pas partout où il irait, alors même qu’il ne s’en douterait point.

Mais avant que cette charité puisse devenir vivante en nous, il faut consentir à nous laisser aimer par Jésus-Christ, il faut que le Saint-Esprit imprime dans nos cœurs l’image de ce Sauveur plein de charité.

Connaissez-vous par expérience les bienfaits de Jésus-Christ ?

Avez-vous éprouvé quelque chose de cette charité libératrice qui brise la puissance de notre égoïsme ?

Ah ! Quel que soit notre état actuel, apprenons à demander et à demander avec toujours plus de ferveur qu’il nous apprenne à connaître combien le Sauveur est doux, et à répandre sur les autres un peu des bienfaits qu’il nous a prodigués sans mesure.

Entre les mains du Seigneur

J’ai tout remis entre tes mains,

Ce qui m’inquiète et qui me gêne,

Ce qui m’angoisse et qui me peine

Et le souci du lendemain.

J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains,

Le lourd souci trainé naguère,

Ce que je pleure, ou que j’espère

Et le pourquoi de mon destin.

J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains,

La pauvreté ou la richesse,

Le bonheur ou bien la tristesse,

Tout ce que jusqu’ici j’ai craint.

J’ai tout remis entre tes mains.

J’ai tout remis entre tes mains,

Que ce soit la mort ou la vie,

La santé ou la maladie,

Le commencement ou la fin.

Car tout est bien entre tes mains.

Marie Henrioud

Seigneur j'ai cherché ton visage

Seigneur j’ai cherché ton visage.

Je l’ai cherché dans le ciel bleu.

Au milieu des nuages dans le vent emportés,

Je ne l’ai pas trouvé.

J’ai détourné les yeux.

Seigneur j’ai cherché ton visage

Dans les églises, sur les autels.

Où brille la lampe dans l’ombre grise

Je n’ai trouvé que le silence des pierres froides

Je ne l’ai pas trouvé

Et je m’en suis allée.

Seigneur j’ai cherché ton visage

Dans le monde, dans les chants et les odes,

Je n’ai trouvé que des visages d’hommes

S’ils étaient jeunes et beaux

Pleins de sourires et de charmes,

Tristes ou pleins de larmes

Ou n’étaient que des ombres,

Et m’en suis détournée.

Un jour tu es venu

Quand je n’attendais plus

Tu es entré dans la maison

Tu avais vingt ans à peine

Tu étais infirme et marchais avec peine

C’était ton corps souffrant et douloureux

Mais tu souriais, de la lumière pleins tes yeux

J’ai su que c’était toi !

Je me suis levée, j’ai couru vers toi

Je t’ai pris dans mes bras et j’ai contemplé ton visage

Tu m’as demandé mon nom

Ensemble nous avons prié ; toi avec moi, moi avec toi.

Tu m’as parlé de la Croix

Mais ta parole était douce

Ton regard était beau, toujours et si rempli d’amour

Et mon cœur rassuré.

Dieu t'accompagne encore

Jusqu’à ce jour, Dieu t’a béni,

Tu l’as trouvé toujours fidèle ;

Si le chemin n’est pas fini,

Si l’épreuve est parfois cruelle,

Chrétien, courage ! Prie, adore,

Ton Dieu veut te bénir encore.

Il t’a consolé chaque fois

Que le chagrin fut sur ta route.

Il t’a soutenu sous le poids

De tes problèmes et de tes doutes.

Lève les yeux et prie, implore

Ton Dieu qui te console encore.

Jusqu’à ce jour, sa bonne main

T’a donné l’appui nécessaire ;

Si l’avenir est incertain,

Il sera toujours ta lumière ;

Ta nuit fera place à l’aurore.

Chrétien, Dieu t’accompagne encore.